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#Posté le dimanche 13 décembre 2009 04:53

Modifié le dimanche 06 juin 2010 04:03

Mon histoire

1


Dans un monde que nul ne connait, dans un petit village appelé Lopiaz vivent un homme et une femme. La femme, prénommée Célindra ne pouvait avoir d'enfant et cela la rendait extrêmement triste. Son mari, Siméon, ne savait quei faire pour la sortir de cet état.

Une chaude nuit d'été, pendant que les deux amants dormaient d'un sommeil profond, une femme apparut, comme par enchantement à quelques pas de la maison. Elle semblait apeurée et tenait au creux de ses bras, un petit balluchon. Elle murmura quelques mots et le balluchon disparut. Elle jeta un regard vers la gauche, puis vers la droite. Ses lèvres remuèrent de nouveau mais avant la fin de sa phrase, huit hommes habillés de noir apparurent derrière elle. L'un d'entre eux tendit la main vers cette mystérieuse jeunne femme. Elle lui lança un regard emplit de pitié qu'il ignora ouvertement. Sans une once d'humanité et de compassion, il la foudroya d'un éclair argenté tout droit sortit du creux de sa main. Elle s'abattit sur le sol, raide morte. Les hommes disparurent aussi rapidement qu'ils étaient apparus. La scène n'avait pas durer plus d'une minute,et tout c'était déroulé dans un silence terrifiant.

Au matin, ce fut par de drôles de bruits que Siméon et Célindra furent réveillés. De petits coup et de petit cri qui parvenait d'on ne sais où. Ils cherchèrent durant quelques minutes jusqu'à ce que Siméon déclare :
- Laissons tomber, ce ne sont probablement que des rats...
Célindra, pas tout à fait convaincue balaya sa remarque d'un mouvement de la main. Ses efforts ne furent pas vain. En ouvrant une lourde malle de bois brut qui faisaient le l'angle du mur, elle découvrit quelque chose qui lui arracha un cri de surprise.
- OHHHHH !
- Que se passe-t-il ma chérie ?
Incapable de parler, elle lui indiqua la malle d'un regard. Il s'approcha brusquement, curieux de la découverte de son épouse. Lui aussi ne put s'empêcher de s'exclamer.
- C'est merveilleux, dit Célindra dans un murmure, les yeux bercés de larmes.
Siméon ne savait que dire. Il ne comprenait pas comment cela avait pu se produire.
Comment un bébé s'était-il retrouvé enfermé dans cette malle ? Célindra attrapa le petit être entre ses bras pour le contempler de plus près.Il devait avoir quelques jours seulement. Il y avait en cet enfant quelque chose de divin a ses yeux. Il était sans doute envoyé par le seigneur qui avait enfin entendu ses prières. Elle se leva, sans quitter le bébé du regard. Dans son c½ur, elle l'avait déjà adopté.
La petite chose remua, puis se mit à pleurer. Elle avait sans doute faim. Célindra se dirigea vers la cuisine, afin de trouver quelque chose à donner au bébé. Siméon les suivaient, le c½ur débordant de bonheur. C'était un miracle.
En arrivant à la cuisine, la découverte qui suivit celle du bébé fut moins merveilleuse. Quelque chose, ou plutôt quelqu'un gisait sur le sol, là-bas, dehors.
Siméon courut vers le corps inanimé. C'était une jeune femme, environ 25 ans, rousse. Rousse ? Le bébé, de quel couleur sont ses cheveux ? Vite il faut savoir.
- Célindra ! Apporte le bébé ! Vite !
Célindra avait vu la forme dehors mais avait préféré laisser Siméon y aller. Elle ne voulait pas emmener le bébé dehors, de peur que quelqu'un le voit et pose des questions. Elle couru répondre à l'appel de son mari, tant sa vois lui parut affolée.
- Qui-a-t-il ? Oh mon Dieu...
A la vue de la femme morte, elle se sentit défaillir. Elle se ressaisit a temps, en songeant qu'elle tenait le bébé dans ses bras. Siméon retourna la jeune femme. Ils virent a l'instant même la couleur dorée au reflets noisettes des yeux de la femme. Identiques a ceux de l'enfant. Et les cheveux, tout deux portant des cheveux d'un roux sauvage. Plus de doutes possible, ils venait de découvrir la défunte mère du bébé. Bébé qui était désormais orphelin...
Les époux se regardèrent, complètement perdus. Ils ne savaient que faire.
- Nous devons cacher le corps, l'enterrer ou quoi que se soit d'autre.
- Je ne peux pas consentir a faire une chose pareille ! Et l'enfant ? demanda Célindra.
- Nous garderons l'enfant. Il est jeune, ils pourra passer pour le notre facilement.
Un éclair d'hésitation passa dans les yeux de Célindra. Ce qu'ils s'apprêtaient à faire était abominable, selon elle.
Un bruit sourd interrompit ses sombres pensées. Le corps de la jeune femme remuait, se tordait dans tous les sens, et ses yeux se révulsaient.
Il s'éleva dans les air, a quelques mètres d'altitude. Puis, sans crier gare, explosa en un milliard de particules dorées, aux milles senteurs. Jamais Siméon et Célindra n'avaient vu pareille chose. Ils furent émerveillés et horrifiés à la fois. Une jeune femme venait tout de même d'exploser devant leurs yeux.
- C'est une histoire de dingues !
- Jamais je n'aurais imaginé que de telles choses puissent arriver.
- C'est totalement incroyable. Chérie, ramène le bébé à l'intérieur. Nous devons discuter de tout ce qui va suivre au calme.
Ils rentrèrent, s'installèrent a table et entamèrent une discution qui serait capitale pour la suite de leurs vies.
- Au moins, nous n'aurons pas a nous occuper du corps, dit Siméon tristement.
- Ne pense pas de pareilles choses, rétorqua sa femme.
- Tu as raison, c'est quelque chose de terrible qui vient de se produire...
- Comment allons nous faire avec l'enfant ?
- Nous allons l'élever. C'est l'enfant que l'on a toujours rêver sans jamais pouvoir l'obtenir.
- Que dirons nous aux gens du village ?
- Que nous avons adopter... c'est une fille ou un garçon ?
Célindra souleva le lange puis dit a son mari.
- Une petite fille. Nous dirons que nous avons adopter une petite fille.
Ils passèrent la moitié de la journée a planifier comment se passerai la future vie de la petite fille. Ils commencèrent par lui donner un nom :
Elle s'appellerait Tabatha Meywin Bélisso.
Et les jeunes parents étaient vraiment très fiers de leur nouvelle petite fille.

Quelques années passèrent, Tabatha, grandissait bien, très bien même. Elle était plus que ravissante. Tout le monde s'émerveillaient devant sa beauté et sa grâce. Ses incroyables yeux et sa chevelure faisaient énormément parler d'elle. Il n'y avait pas un habitant de Lopiaz qui ne l'aimait pas. La fierté de Célindra et de Siméon ne faiblit pas au court de ces années, bien au contraire. Quand Tabatha prononça ses premiers mots, et qu'il furent «papa» et «maman», ils ne purent contenir leur joie. La douce petite était entourée d'amour et comblée de cadeaux. Elle ne manqua jamais de rien.
Lorsqu'elle atteignit l'âge de 5 ans, ses parents l'inscrivirent a l'école. Elle s'avéra être une enfant très douée dotée d'énorme capacités intellectuelles. Lors des court de sport, elle était bien meilleure que tous. Elle surpassait l'ensemble des enfants dans tous les domaines. Que se soit le chant, la danse ou quoi que ce soit d'autre, elle surprenait toujours les adultes. C'était une enfant extraordinaire. Il y avait autour d'elle une espèce de fascination collective a laquelle nul n'échappait.
Tabatha était tout bonnement adulée. Quelques mères, au fond de leur c½ur, jalousaient secrètement Célindra et Siméon. Elles jalousaient le bonheur qui se dégageait de cette famille mais ne pouvaient s'empêcher d'admirer la petite fille.

D'autres années passèrent. Tabatha devint une jeune fille magnifique. Son corps changea, elle grandit.
Un après-midi, elle discutait avec ses amis de la fête organisée pour ses 14 ans, trois jours plus tard. Enfin, pas réellement ses 14 ans, mais plutôt, le jour ou Célindra et Siméon avait fait de Tabatha leur petite fille, pour la 14 eme année consécutive.
- Mes parents ont organisé un truc génial, vous verrez !
- Tu ne voudrais pas nous mettre dans la confidence ? demanda Adeline.
Adeline était la meilleure amie de Tabatha, elles se connaissaient depuis toujours et il régnait entre elles une amitié sans failles basée sur la confiance, le respect et l'honnêteté.
- Non, non tu verras ! Tu vas adorer ! Fais-moi confiance, je te le promets !
- Allez, s'il te plait, s'il te plait s'il te plaiiiiiit ! Supplia son autre amie, Camille.
- Pitiéééééé. Implora Matthiew.
- Vous m'embêtez ! Je ne dirais rien, je ne veux pas vous gâcher la surprise !
- C'est pas juste, tu es plus grande que nous, et avec la fête que tu nous prépare, on aura l'air de quoi, le jour de nos anniversaire ? Nos fêtes ne ressembleront à rien... Ronchonna Matt.
- Parle pour toi va ! Ma fête aussi sera géniale !
- Et puis, vous savez, le plus important, ce n'est pas l'argent dépensé, c'est d'être tous ensemble et de passer un bon moment avec ses amis.
- Oui mais....
- Il n'y a pas de mais, je suis certaine que ta fête sera aussi réussie que la mienne un point c'est tout ! affirma Tabatha.
- Bon si tu le dis...
- Bien sur que je te le dis ! n'est-ce pas Addy ?
- Je suis d'accord, répondit cette dernière.
- Bon, je vous laisse, le soleil se couche et ma mère va râler si je ne rentre pas à temps.
- Ok, bye ! Dirent en c½ur les trois adolescents.
- Bye
Elle se leva du banc ou elle était assise, et s'en alla. Quelques mètres plus loin, elle se retourna et voulu adresser un dernier signe de la main à ses amis, mais ils étaient en pleine discussion et ne la remarquèrent même pas. Elle repartit, quelque peu vexé car désormais, son entourage ne faisait plus aussi attention à sa beauté qu'avant. Autrefois, seul sa présence suffisait à ce que tout le monde aient les yeux braqués sur elle. Elle était habituée aux compliments et aux regards envieux. Depuis quelque temps, elle voyait ses amis, sa famille, ses professeurs perdre l'étincelle d'admiration qui brillait dans leurs yeux quand elle faisait son entrée. Tout cela lui manquait, elle ne voulait pas être banale... Elle avait pris goût à se sentir supérieure.
Sur le chemin, sa mauvaise humeur se calma quelque peu. Sa maison n'était pas très loin du parc, mais il fallait quand même marcher. Elle avait intérêt de se dépêcher, la nuit tombait et il fallait traverser une petite forêt pour accéder plus rapidement chez elle. Elle décida d'accélérer le pas. Parvenue à la lisière de la forêt, elle hésita. La nuit tomberait et elle serait encore dans la forêt quand cela arriverait. De nature courageuse, elle respira un bon coup et s'enfonça parmi les arbres. Elle n'avait qu'à suivre le sentier durant 10 minutes et ce serait terminé. Elle s'arrangeait toujours pour ne jamais passer de nuit dans cette forêt. Aujourd'hui, trop absorbée par la conversation avec ses amis, elle n'avait pas vu l'heure. Ce serait la première fois qu'elle passerait la nuit. Elle ne savait pas à quoi s'attendre.
Très vite, la frayeur la gagna, les arbres prenaient des allures de bras crochus prêts à la tirer en arrière. De drôles d'ombres dodelinaient tout autour d'elle. Effrayée, elle se surprit à courir. D'un coup, elle s'arrêta. Des silhouettes, humaines cette fois-ci, elle en était persuadée, se déplaçaient, tout autour d'elle. Elle se remit a courir, plus vite qu'elle n'avait jamais couru. Le vent glacé lui fouettait le visage et lui piquait les yeux. Elle ne savait plus ou elle était. Tout en courant, elle pleurait et écartait les branches sur son passage. Un
caillou, plus gros que les autres, la fit trébucher et elle s'étala de tout son long sur le sol humide. Tabatha se releva brusquement. Son genou gauche saignait et elle avait déchiré sa robe et était couverte de terre. Elle recommença a courir. Les ombres se rapprochaient. Enfin elle aperçut le bout de la forêt. Elle accéléra sa course pour en sortir. Elle aperçut la lumière de sa maison. Elle déboula chez elle comme une tornade, ouvrit la forme et la referma aussitôt. Sa mère attendait dans la cuisine, la table était dressée et l'odeur de la nourriture embaumait la pièce. Célindra s'apprêta à rouspéter sur sa fille quand elle l'entendit arriver mais à la minute ou elle la vit dans la maison, elle se ravisa.
- Mais enfin, ma chérie, que t'es-t-il arrivé ?
- Mam...maman, je suis passée pa...par la foret et..et j'ai vu des cho...choses begaya la jeunne fille.
- Tu as simplement pris peur. C'est effrayant la fôret le nuit. Tu es tombée ?
- Oui dit-elle en regardanst son genou ensanglanté. Mais je te jure que j'ai vu quelque chose ! Crois moi...
- Vas te doucher et quand tu sera propre, je soignerais ton genoux. On en rediscutera après le diner.
- Mais maman....
- Vas je te dis, inutile de discuter.
D'un pas rageur, Tabatha fit volte face et se dirigea vers la salle de bain, furieuse que sa mère refuse de la croire. Elle n'était cependant pas plus rassuré.
L'eau chaude lui fit du bien, cela détendit ses muscles. Elle s'empêcha de penser, voulant profiter pleinement du bien-être que lui procurait l'eau. Elle se savonna en insistant sur ses genoux et ses paumes, maculés de terre. Elle lava aussi ses cheveux que sa course avait rendu poisseux. Après un vingtaine de minutes passée dans la salle de bain, elle en ressortit, dans son pyjama préféré, un petit short d'un vert pomme étincelant accompagné d'un débardeur blanc surmonté de petites feuilles d'arbres qui formaient un c½ur sur la poitrine. Elle enfila ses pantoufles et s'installa a table. Célindra arriva quelque secondes après elle et pris place elle aussi. Elle commença a servir sa fille.
- Papa n'est toujours pas rentré ? demanda la jeune fille.
- Non, il travaille tard aujourd'hui, il a téléphoné pour dire de ne pas l'attendre.
- D'accord, dit-elle. Maman, je veux te reparler de l'incident de tout a l'heure, je suis sû...
- Il me semble que j'ai dit après le dîner non ?
- Mais qu'est-ce-que ça change, avant, après, pendant ?
Célindra souffla. Mais que cette petite était têtue ! Elle ne lâcheait jamais l'affaire.
- Ça change que j'ai envi de passer un dîner dans le calme avec ma fille, sans que des absurdités ne viennent l'interrompre.
- Des absurdités ? Tu ne me crois vraiment pas alors !
La colère commença a envahir l'esprit de Tabatha, elle ne supportait pas qu'on lui dise non, ou qu'on la contredise. Cela n'arrivait presque jamais car ses parents l'avaient extrêmement gâtée durant son enfance. Ils ne s'opposaient a leurs fille que dans de cas ou ses demandes ne pouvaient être réalisées. Comme la fois où, lorsque elle avait 8 ans, elle voulut, suite a un reportage sur l'espace, qu'on l'emmène dans une salle d'entrainement pour astronautes, une salle sans pesanteur. Ils n'avaient pas eu d'autre chois que de dire non.
- Enfin, ma belle, la forêt est remplies d'ombres terrifiantes, surtout la nuit, il est normal que tu ai eu peur, avec tout les crissement des feuilles, les petits animaux et le bruit du vent entre les feuilles.
- Mais je ne suis plus un bébé ! S'énerva-t-elle. Je vais dans ma chambre, je n'ai plus faim !
- Non tu restes à table ! J'en ai marre de tes sautes d'humeur ! Cette année tu as changée, tu devient de plus en plus arrogante et capricieuse !
- C'est ça, dit-elle a sa mère, et toi tu devient de plus en plus grincheuse !
Tabatha décida qu'il était temps de prendre ses jambes a son coup, si elle ne voulait pas finir en chaire à pâtés. Elle se leva en vitesse et se précipita dans sa chambre avant que sa mère n'est eue le temps de comprendre et de réagir a ses paroles. Elle boucla la porte, le c½ur tremblant de rage ! Son ventre la démangeait, comme a chaque fois qu'elle s'énervait mais aujourd'hui encore plus qu'a l'ordinaire. Elle se jeta sur son lit et repensa aux paroles de sa mère. Arrogante et capricieuse ? ARROGANTE ET CAPRICIEUSE ? C'est vrai que parfois, elle poussait le bouchon, mais elle ne le faisait pas exprès. Elle laissait place a ses émotions, elle ne parvenait pas a les contrôler, ce qui l'agaçait au plus haut point. Qu'est-ce-qu'il lui arrivait ? Elle n'était pas comme ça avant, elle était douce, gentille et obéissante. Bon, elle avait toujours eue la langue bien pendue, mais pas aussi acéré, elle n'avait jamais dit de telle choses a sa mère auparavant. Pourquoi était-elle si méchante ?
Elle s'endormit sur ces sombres pensées. C'est en pleine nuit qu'elle se réveilla, fiévreuse et couverte de sueur. Son ventre la brulait tant il la démangeait. Elle se griffa la peau avec tellement force qu'elle se fit saigner. Elle poussa de petits cris étouffés. La fièvre lui brouillait la vue et 'oxygène commençait a lui manquer.
Soudain, il y eut comme un flash, l'air revint. Elle inspira profondément pour remplir ses poumons d'oxygène. Elle se sentait mieux, la fièvre baissa rapidement et son ventre ne la démangeait plus. Elle voulut se lever pour prendre un verre d'eau quand quelque chose passa brusquement devant sa fenêtre. La surprise la fit tomber à la renverse. Fort heureusement, le matelas amortit sa chute. Tabatha se recroquevilla dans son lit, remonta ses genoux contre sa poitrine et les entoura de ses bras. Elle était effrayée. Les ombres se rapprochaient, et dansaient sur les murs. Elles la narguaient, lui montraient qu'elle était surveillée. Les ombres riaient, se jouaient d'elle. Leurs ricanements était sournois et si terrifiant. Tabatha tomba et hurla.
Son père et sa mère, affolés par le cri, se précipitèrent vers la porte, qui était, malheureusement, toujours verrouillée. Siméon secoua la poignée et Tabatha continuait de crier.
- Tabatha, ouvre la porte, s'écria-t-il affolé
- Chéri, enfonce là, enfonce là, paniqua Célindra, des sanglots dans la voie.
Les hurlements cessèrent, ce qui eu pour effet d'accroitre l'inquiétude des parents de la jeune fille. Siméon prit une inspiration et envoya un coup de pied d'une puissance phénoménale dans la porte qui céda devant la violence du choc. Ils trouvèrent leur fille, sur le sol, évanouit. Célindra se précipita vers elle, s'assit a ses cotés et lui prit la tête. Ses lèvres étaient sèches et ses yeux retournés. Elle baignait dans la cascade rousse de ses cheveux, moites de sueur.
- Siméon, apporte de l'eau, vite et appelle un médecin.
- Bien sur chérie.
Il courut jusqu'à la cuisine, ouvrit le frigo et attrapa une bouteille d'eau glacée. De l'autre main, il attrapa le téléphone et se re-précipita vers la chambre.
- Tiens, dit-il en tendant la bouteille a sa femme.
Elle l'a prit sans un mot, et, d'un geste rapide, l'ouvrit et commença a déverser quelques lapées dans la gorge de sa fille. Pas de réaction. Soudain, elle bougea les doigts, ouvrit la bouche et les yeux si bien que Siméon en oublia d'appeler les secours. Tabatha s'assit, chancelante. De ses yeux dorée, embués par la fièvre, elle regarda son père, sa mère et la porte, a moitié cassée. Des éclats de bois trainaient sur le sol. Elle était par terre. On lisait l'incompréhension dans ce regard. D'une voix claire, elle dit.
- Que s'est-il passé ?
Célindra, toujours assises près de sa fille lui raconta la scène.
- Tu as hurlé, un cri déchirant. Nous nous sommes précipités ici, mais la porte était fermée a clé. Ton père l'a enfoncée pour que nous puissions te porter secours. Nous t'avons trouvée par terre, évanouie, les yeux révulsés et brulante de température. A toi de nous expliquer maintenant, dit-elle avec douceur, pourquoi as-tu crier ?
- Je...je ne sais pas tr...trop, balbutia la jeune fille, une peur soudaine dans la voix.
En réalité, elle savait. Très bien même, mais elle décida qu'elle ne parlerait plus jamais des ombres à sa mère. Elle ne voulait pas finir dans un centre pour arriérés ! Elle décida cependant de parler de la douleur de son ventre à ses parents. Celle-ci l'inquiétait. Elle survenait comme ça, sans prévenir et lui emprisonnait l'abdomen avant de disparaitre tout aussi soudainement.
- J'ai eu mal, très mal, dit-elle. Mon ventre a commencé à me démanger, avant de m'infliger une immense douleur. C'est comme si j'avais explosé de l'intérieur. La douleur a atteins mon crâne et je ne me souviens plus. C'est a se moment là que j'ai du m'évanouir.
Célindra parut réfléchir. Elle interrogea Siméon des yeux mais celui-ci lui répondit d'un haussement d'épaules désolé.
- Il faut en parler au médecin. Montre moi ton ventre.
Tabatha souleva le haut de son pyjama pour dévoiler son abdomen. A la vue de ce qui les attendait, les trois individus eurent un hoquet de surprise. En effet, son ventre prenait une étrange couleur verte. Des lignes parsemaient son abdomen en un motif pour le moins compliqué. Le silence se fit pesant. Tous contemplait l'étrange marque apposée sur la jeune fille.
- Ben ça alors ! s'exclama Tabatha, une chose est sûre, elle n'était pas là hier, je l'aurais vue pendant que je me douchait ! Le seul hic, c'est de savoir comment ce machin est arrivé là.
- C'est insensé ! s'exclama Siméon, tu nous caches forcément quelque chose ! Enfin voyons, comment tous cela est-ce possible ?
Soudain, une flamme se dessina dans ses yeux, une flamme d'inquiétude profonde.
- Chérie, j'ai quelque chose à te dire. C'est très important.
Célindra, avait perçu la lueur dans les yeux de son époux. Elle se doutait fortement de la raison. Elle savait ce qu'il avait l'intention de lui dire.
- Deux minutes, répondit-elle. Ma puce, tu est fatiguée, recouches toi. Demain, nous t'emmènerons chez un spécialiste qui fera de son mieux pour nous expliquer le pourquoi du comment. Ne ferme pas ta porte, je ne veux pas risquer un autre incident, et puis, de toute façon, le verrou est désormais inutilisable,constata-t-elle.
Elle embrassa Tabatha sur le front puis l'aida à se relever. Elle se recoucha, non sans une peur certaine qui s'atténua peu a peu quand elle vit le jour pointer le bout de son nez a travers la fenêtre. A ce seul moment, elle osa fermer les yeux. Toute la fatigue accumulé la veille ajoutée à celle de cette nuit eut raison de Tabatha qui s'endormit presque aussitôt.
Pendant ce temps la, Siméon et Célindra se retrouvaient dans la cuisine. Ils s'étaient déjà trouvés dans cette position, 14 ans plus tôt, pour discuter d'un évènement étrange qui leur était arrivé. Ils avaient repensé a cet évènement, de très nombreuses fois. Durant toute l'enfance de Tabatha, ils s'était posés des questions sur son origine. Ils guettaient en elle le moindre signe, la moindre trace paranormale, mais jusqu'à aujourd'hui, sans succès. La seule chose qui n'était pas normale était l'étrange fascination que Tabatha avait engendrée tout au long de son existence. Eux même, a force d'habitude, remarquaient de moins en moins l'apparence parfaite de leur enfant. Ils avaient donc abandonné et avaient conclue que Tabatha était une enfant tout a fait normale, conte tenue de sa beauté.
La conversation qu'ils s'apprêtaient à avoir ne serait sans doute pas plus courte que celle de l'époque, et ils le savait parfaitement, seulement, c'était inévitable. Siméon hésita avant de prendre la parole, mais se résigna. Il fallait ré-aborder le sujet.
- Chérie, nous n'avons jamais révéler à Tabatha les conditions dans lesquelles nous l'avons recueillie. Elle sait que nous l'avons adoptée mais elle ignore tout. Elle ignore que nous avons vus sa mère, morte, et l'incident qu'il s'est produis avec son corps. Je ne sais pas ce qu'il faut faire. Depuis qu'elle fait partie de nos vies, nous avons tentés maintes fois d'en savoir plus sur elle, mais les pistes étaient très restreinte et nous avons fini par abandonner. Nous n'en savons pas beaucoup, mais nous en savons plus qu'elle. Et puis, ce motif, ce je ne sais quoi qui apparait sur son ventre. Tabatha n'est pas comme nous, nous l'avons toujours su au fond de nous. Est-ce-que tu as observés d'autres changement en elle ? Pas forcément des transformations physique.
- Tout ce que tu avances est vrai mais je ne veux pas l'effrayer. Comment réagira-t-elle lorsqu'elle apprendra que nous lui avons mentit toute sa vie ? Je ne veux pas risquer de la perdre...mais, nous lui devons la vérité. Cette trace, sur son abdomen, ne la montrons pas au médecin, c'est quelque chose qui n'est pas naturel. Je ne veux pas que ma fille finissent dans un laboratoire. Je ne sais pas si ce que je vais te dire rentre dans les changements que tu évoques mais quand elle est rentrée hier soir, elle était terrifiée, elle disait qu'il y avait des choses dans la forêt. Et elle ne ment jamais. Je lui ai dit qu'elle avait juste pris peur. Apres cela, elle hurle et évanouit dans la nuit a cause d'une douleur dans le ventre et quelque secondes après, une marque apparait comme par enchantement à l'endroit de la douleur. Tout cela est étrange, bien trop étrange. Je pense que ses origines inconnues commencent à prendre le dessus sur elle. Et nous ne pouvons rien faire....
- Nous devons trouver quelque chose à faire pour l'aider. Demain, nous lui révèlerons tout. Je pense que tu as raison, que ses origines prennent le dessus. Nous avons a peine eue le temps d'observer sa mère biologique. Nous ne savons pas si elle possédait aussi un marque ou n'importe quels autres signes. Son "explosion" a été trop rapide. Peut-être que tout cela est parfaitement normal. Nous ne savons pas, mais nous trouverons un moyen de savoir.
- J'espère que tu as raison. J'espère sincèrement que tu as raison et que la santé de Tabatha n'est pas en danger. Que tout cela n'aura aucune importance pour la suite, pour notre vie future à tout les trois. Jusqu'à aujourd'hui, la vie a été source de joie. Je ne veux pas que cela se termine, jamais.
- Je sais mon amour, je sais. Je suis comme toi. Nous avons passé les plus belles années de notre vie. Mais ne soyons pas défaitistes. Je suis certain que tout cela va finir par s'arranger et que tout rentrera dans l'ordre. Ce n'est qu'une mauvaise passe. Ne t'inquiètes pas.
Il se leva pour prendre sa femme dans ses bras. Il essayait de la rassurer du mieux possible, en dissimulant sa propre inquiétude mais il voyait bien que ses efforts ne valaient pas grand choses. Ils prirent la direction de la chambre, main dans la main. Ils se couchèrent des questions plein la tête, en espérant que tout ceci allait finir par s'arrêter et la vie reprendre un cours normal.
Seulement, ils ne pouvaient pas imaginer a quel point il se trompaient et à quel point la vie n'avait pas finie de leur offrir des surprises, autant bonnes que très mauvaises...
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#Posté le dimanche 13 décembre 2009 05:06

Modifié le lundi 12 avril 2010 12:50

Tabatha !!!!

Ma chérie, ma soeur.
Tu me manques comme jamais !
La vie sans toi, c'est completement nul.
Tu ne pe pas lire ce que j'écrit, mas je le fai le coeur remplis de peine et d'amour !
Je suis fiere d'etre ta soeur, tu t'es tellement bien battue contre cette foutue maladie !
Je t'aime tellement !
Nous serons un jour réunies !
Tu es mon soleil, mon étoile filante !
Je contine d'avancer, pour toi, meme si l'envie n'est pas la.
JE t'aime ma chérie !

FOREVER SISTERS
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#Posté le mardi 15 décembre 2009 11:58

Chapitre 2

2

L'heure de se lever arriva, bien trop vite selon Célindra et Siméon, qui épuisés, redoutaient le moment ou ils devraient enfin avouer toute la vérité à Tabatha. Une vérité difficile, qui choquerait probablement la jolie jeune fille rousse. Leur petite fille dormait encore, aussi, ils purent prendre le temps de réfléchir a l'importance que cet aveux aurait dans le futur, et aux conséquences que cela engendrerait.
Lorsque la jeune fille se leva, encore sensiblement affaiblie par les événement de la nuit passée, l'ambiance était tendue, dans la cuisine. Personne n'osait dire mot, et ce silence pesant en devenait angoissant. Après quelques minutes passées, les pieds solidement ancrés sur le sol, Célindra décida qu'il était l'heure, l'heure de la vérité. D'un regard, elle intima à Tabatha l'ordre de s'assoir. La jolie rousse opina, sentant que ce qui allait suivre était quelque chose de relativement sérieux. Il y eut un dernier silence, puis enfin, elle se lança :
Ton père et moi avons quelque chose à te dire. Et nous savons que tu réagiras probablement mal, que cela te feras souffrir, sûrement, et nous en sommes réellement désolés.
De quoi voulez vous me parler, dit-elle, très inquiète.
Tu sais que tu n'es pas notre fille biologique, et que nous t'avons accueillie parmi nous dès les premiers jours de ta vie. Nous t'avons élevée, comme la chair de notre chair, comme notre sang.
Je sais tout ça...Mais ou veux-tu en venir ?
Laisse moi parler s'il te plait, c'est quelque chose de difficile à dire, et je souhaite pouvoir terminer cette déclaration pendant qu'il me reste un temps soit peu de courage.
Tabatha regarda sa mère, très sérieusement, et c'est au moment ou ses yeux croisèrent ceux de la jeune femme qu'elle saisit pleinement l'enjeu de la chose. Elle se tue donc, soudain grave.
Bien. Nous ne t'avons cependant jamais révélé comment nous t'avions trouvé, et dans quelle condition nous t'avons recueillie. C'était un jour, qui pour nous était comme les autres. J'étais a cette époque très déprimée, du fait de ma stérilité. Un matin, nous avons été réveillé par de drôle de bruits. Tu peux facilement deviner qui était a l'origine de ses sons.
Elle continua, le récit, comment ils l'avaient cherchés, pris dans leurs bras pour la première fois, comment ils l'avaient trouvée belle. Au moment ou Célindra évoqua la jeune femme sur le sol, dehors, dans la cour, Tabatha, qui avaient écouter attentivement le récit de sa mère adoptive, compris aussitôt.
Ma mère...je présume. dit-elle dans un souffle.
Pour nous, le doute est impossible..Tu lui ressemblait déjà tant. Tes splendides cheveux roux, qui cascadent merveilleusement sur ton si beaux visage, c'est d'elle que tu les tiens. Sans parler de tes yeux. Je suis vraiment désolée, ma chérie, mais ta mère et morte, il y a bien longtemps.
A ces mots, Tabatha, bien que cette femme lui fut inconnue, versa une larme, qui roula sur sa joue et s'écrase sur sa cuisse. C'était sa mère. On aime forcément sa mère; Elle en avait tant rêvé. Rencontrer ses vrais parents, bien que Célindra et Siméon avaient étés de merveilleux parents, aimants, gentils, compréhensifs et protecteurs, elle n'avait pu réprimer cette envie, l'envie de savoir d'où elle provenait. Maintenant, elle avait quelques pistes. Siméon prit le relai, sentant que sa femme ne parviendrait pas a continuer, touchée par les larmes de sa fille.
Son corps..a disparu. Mais d'une façon plus qu'étrange. Il s'est envolé, et a..comment dire ça, sans te choquer. Il s'est envolé et a exploser en une pluie de gouttelettes dorées.
Oh !
Ce cri fut un cri d'effroi. Explosé..il n'en restait donc plus une trace. Ce n'était pas une larme, mais un torrent de larmes qui déferla des yeux tristes de la jeune fille.
Ne pleure pas, je t'en pris. Nous avons pensé qu'il était tant de te le dire. Hier, cette chose paranormale qui t'es arrivé nous a rappelé cet incident. C'est peut-être lié a tes origines. Nous n'en savons pas plus que ça, et désormais, nous ne te cacherons plus rien !
Je pense que vous avez eu raison de me le dire, dit-elle, même si ça fait mal. Il va falloir tenter d'en savoir plus sur moi, d'où je viens, et chercher une explication à ces mystères qui planent au dessus de nous.
Ces paroles était sures. Le besoin de la vérité était trop présent pour que ce soit dit en l'air. On sentait la détermination de la jeune fille, son envie de parvenir a ses fins. C'était bien la une promesse de liberté qu'elle venait de proferer.

Le silence revint, pesant.
Je vais me promener, j'ai besoin de prendre l'air, s'exclama Tabatha.
Sans laisser le temps à ses parents de rétorquer, elle se leva, et sortit précipitamment, en prenant juste le temps d'attraper une paire de chaussure. En deux jours, son niveau de tolérance aux émotions fortes était poussé au maximum. Elle marcha en silence, longtemps. Elle s'efforçait de ne penser à rien, mais c'était dur. Sa mère biologique était morte, et tout ses espoirs de la retrouver étaient perdus à jamais. De plus, elle avait disparu dans une sorte d'explosion aux allures fantastiques, lors d'un phénomène insensé... Trop de choses se bousculaient dans sa tête. Elle était désormais certaine qu'elle n'avait pas rêvé dans la foret ! Si un corps pouvait voler et exploser, si son ventre pouvait muter, les ombres pouvaient rire !
L'air frais du matin l'apaisa. Elle se força à chasser les questions qui trottaient en elle, et y parvint. Mais que c'était bon de se sentir libre ! Il y à trois jours de cela, jamais elle n'aurait pensé que tant de choses auraient pu lui arriver. Et pourtant. A bientôt 14 ans, elle devait déjà faire face à de telles situations.
Elle continua de marcher, encore et encore. Ce fut la faim qui la tira de ses rêverie. Les gargouillis de son estomac se faisaient sentir. Presque un jour qu'elle n'avait rien avalé, enfin, si on ne comptait pas la maigre ration qu'elle avait prise la veille au soir. Mais elle ne se sentait pas prête à rentrer, pas prête à affronter Siméon et Célindra. Elle fouilla dans ses poches. Rien. Pas le moindre centime. Puis quelque chose attira son regard. La couleur du tissu de ses vêtements.
Et merde ! Jura-t-elle.
En effet...cela faisait plusieurs heures que Tabatha se promenait en pyjama. Elle n'avait pas pris la peine de se changer, et commençait à le regretter amèrement. Elle comprenait enfin certains regards incrédules des passants.
Et puis zut hein ! Qu'ils rigolent, je m'en contrefiche.
Elle continua la balade, à pas réguliers. Lorsqu'elle passa près du marché, les odeurs de nourriture chaude, poulets rôtis, pommes de terres au four et autres lui chatouillèrent les narines et lui mirent l'eau à la bouche. Elle s'approcha des stands en salivant et inspira à plein nez.
Au fil de son parcours, elle se surprit maintes fois à approcher un peu trop la main de la nourriture qui semblait lui murmurer : MANGE MOI...Elle s'apprêtait à dérober discrètement un morceau de pain lorsque une voie dans son dos l'interrompit :
Cette jolie demoiselle que je vois la serait-elle une voleuse ?
Elle se retourna vivement, très surprise. OK, la discrétion, c'était pas trop ça visiblement.
Moi ? Une voleuse ? Vous devez faire erreur, j'étais en train de...de vérifier la qualité du pain voyez-vous, et...
Elle s'interrompit. L'homme qui se tenait en face était un jeune homme divinement beau, d'environ 17 ans,. Ses long cheveux bruns tombait sur ses épaules, qui d'ailleurs étaient très carrées. Il la regardait de ses yeux brillants. Ils étaient verts, semblables à de belles émeraudes, Le petit sourire en coin qu'il lui décochait était à croquer. Il y avait dans ce visage quelque chose de divin qui la laissait totalement interdite.
Et ? reprit-il de sa voie suave.
Et ça ne vous regarde pas ! Je n'ai pas à me justifier.
Elle replia ses bras sur elle même, et les croisa, pour afficher un air boudeur et résolu. Mais la réaction du mystérieux inconnu ne fur pas celle qu'elle escomptait. Au lieu de s'excuser de son impertinence, il rit. Complètement outrée, elle rétorqua:
Allez-y, c'est ça moquer vous ! Je ne vois vraiment pas ce qu'il y à de drôle la dedans. Dénoncez-moi, vous aurez gagné.
Allons donc. Cesse de bouder et suis moi.
Il lui prit la main et l'entraina sur le côté lorsqu'une seconde voie les interrompit.
Hé, Tabi !
Une jeune fille courait vers eux. C'était Adeline. Lorsque Tabatha l'eut reconnue, elle lâcha précipitamment la main du jeune homme, gênée pour une raison qui lui était inconnue. Elle se retourna.
Addy, tu vas bien ? Que fais tu ici ?
C'est plutôt à moi de te poser cette question. Et..tu es en pyjama si je ne m'abuse.
Oh ça, dit-elle en jetant un regard sur sa surprenante tenue, c'est rien, petit accrochage ce matin, je n'ai pas fait attention, je suis sortie m'aérer et c'est la que j'ai rencontré..
Elle se retourna pour demander des yeux le nom du mystérieux jeune homme mais celui-ci n'étais déjà plus là.
Rencontré qui ?
Personne, laisse tomber, dit-elle. Ce n'es pas important.
Comme tu voudras. J'y vais, je venais juste te saluer. Bisous !
Oui oui..a plus tard, répondit-elle d'une voie pressée.
Déjà, elle cherchait comment avait bien pu disparaître son jeune homme...Mais ne trouva pas. Elle allait abandonner lorsque que quelque chose retentit dans son esprit.
« viens....viens à nous...nous t'attendons »
La voie était mélodieuse, et Tabatha se mit à marcher vers elle. Elle devait trouver qui proférait ces paroles. On apercevait la forêt au loin, et curieusement, alors qu'elle s'était jurée de ne jamais y retourner, Tabatha se dirigeait vers l'immense masse verte.
Elle semblait avoir quitté son corps, et marchait de façon monocorde, comme un zombie. Elle se rapprochait dangereusement de la foret, et parvenue à la lisière, elle ne s'arrêta pas. Elle plongea entre l'épais feuillage. La lumière faiblit instantanément. L'air était soudain humide et l'été qui faisait rage en dehors semblait ne pas pouvoir passer entre les feuilles.
La douce voie mélodieuse qui l'avait guidée jusqu'ici prit soudain un ton menacent. Plus rassurant du tout, Une voie maléfique, sortit tout droit des enfers.
« TU ES A NOUS » rugit-elle et sans que Tabatha eut le temps de dire « ouf », des milliers d'ombres se mirent a tourbillonner dans un vortex menacent. Des rafales de vent sentant le champignons et l'herbe humide la poussait, ne la laissant pas libre de ses mouvements.
LACHEZ MOI ! Hurla-t-elle désespérément. AU SECOURS ! A L'AIDE.
« tu ne peux pas nous échapper...Ceci n'est qu'un avant goût de ce que nous allons te faire.. »
Au moment ou l'horrible voie avait dit ça, une branche très pointue avait volé, et était venue d'écraser sur son visage, le barrant d'un estafilade ensanglantée.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Son cri déchirant était atroce. Seul quelque chose d'inhumain pouvait infliger à quelqu'un sans ressentir le moindre remord. L'esprit, la voie était donc inhumaine, puisqu'elle se contenta de rire. Un rire malsain, emplit de rage et se satisfaction.
« tu vas mourir ici, et nous rapporterons ton cadavre à notre maître petite humaine »
Moi vivant, jamais vous ne lui ferez de mal !
C'était la voie de l'homme de l'homme de tout à l'heure. Tabatha se rapprochait à une vitesse alarmante du vortex des ombres, et elle serait bientôt aspirée a travers lui. Sans hésiter une seconde, l'inconnu psalmodia quelque chose et il arriva entre ses mains une torche gigantesque. Il toucha la mèche du bout des doigt, et elle s'embrasa sans aucune difficulté. Il la balança de toute ses forces, et elle vint s'enfoncer dans le vortex, le refermant sous les râles de la foret. Aussitôt, la mini tornade qui repoussait Tabatha s'arrêta, et son corps tomba sur le sol. Il se précipita auprès d'elle. Le sang maculait son si beau visage. Il l'a souleva et l'a pris au creux de ses bras, puis, sauta dans les airs. A la différence des autres humains rappelés par la gravité, lui, commença a planer, au dessus de la surface terrestre, et bientôt, il s'envola et dépassa le plus haut des arbres, tenant toujours la jeune fille rousse contre lui.
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#Posté le lundi 12 avril 2010 12:52

Modifié le jeudi 29 avril 2010 10:16

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